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MÉMOIRES FAMILIALES & TRANSGÉNÉRATIONNEL

Comment se libérer
des mémoires familiales ?

Comprendre ce qui peut se transmettre au fil des générations pour mieux s'en détacher et retrouver sa propre place.

Qu'est-ce qu'une mémoire familiale ?

Une mémoire familiale désigne une empreinte, une histoire ou un fonctionnement qui semble se transmettre d’une génération à l’autre. Il peut s’agir de croyances, de peurs, de schémas relationnels, de non-dits ou encore d’événements marquants ayant laissé une trace dans l’histoire familiale.

Certaines répétitions peuvent parfois nous interroger : des situations qui semblent se reproduire, des émotions difficiles à expliquer, une place que l’on occupe dans la famille ou encore des comportements dont on peine à comprendre l’origine.

Explorer les mémoires familiales consiste alors à porter un autre regard sur son histoire et sur ce qui a pu nous être transmis, afin de mieux distinguer ce qui nous appartient de ce qui appartient à l’histoire de notre famille.

Comment les mémoires familiales peuvent-elles se transmettre ?

Nous grandissons au sein d’une histoire familiale faite de récits, de valeurs, de croyances, mais aussi parfois de silences, de blessures ou d’événements difficiles. Une partie de cet héritage peut influencer notre manière de percevoir le monde, de construire nos relations ou de réagir à certaines situations.

Cette transmission peut être très concrète : par l’éducation reçue, les comportements observés, les paroles entendues, les rôles occupés dans la famille ou encore les non-dits qui traversent les générations.

Dans une approche transgénérationnelle, on s’intéresse également aux répétitions et aux résonances que l’on peut observer dans l’histoire familiale : événements qui semblent faire écho les uns aux autres, dates, parcours de vie, difficultés relationnelles ou croyances qui se retrouvent d’une génération à l’autre.

La Désengrammation Cellulaire® propose d’explorer ces éléments sous l’angle des mémoires cellulaires, en recherchant les informations qui peuvent résonner avec une problématique actuelle. Cette lecture appartient à l’approche de la méthode et ne se substitue pas à une analyse médicale ou psychologique.

Les traumatismes peuvent-ils
se transmettre entre les générations ?

Les conséquences d’un événement difficile ne s’arrêtent pas toujours à la personne qui l’a vécu. Une histoire familiale peut continuer à influencer les générations suivantes de différentes manières : à travers l’éducation, les comportements, les croyances, les non-dits, les relations familiales ou encore la manière dont certains événements sont racontés — ou tus.

Depuis plusieurs années, la recherche s’intéresse également à une autre piste : l’épigénétique. Celle-ci étudie notamment certains mécanismes capables de modifier l’activité des gènes sans changer la séquence de l’ADN elle-même. Des travaux ont ainsi observé des modifications biologiques associées à des traumatismes ou à des stress importants.

La question de leur transmission aux générations suivantes fait encore l’objet de recherches. Chez certaines espèces animales, des effets liés à des expositions environnementales ont effectivement été observés sur plusieurs générations. Certaines expériences ont même rapporté une persistance jusqu’à sept générations, voire davantage dans des conditions particulières.

Chez l’être humain, la situation est beaucoup plus complexe. Les chercheurs doivent notamment distinguer ce qui pourrait relever de mécanismes biologiques de ce qui est transmis par l’environnement familial, l’éducation, les comportements, les conditions de vie ou la culture. Les connaissances actuelles ne permettent donc pas d’affirmer qu’un traumatisme humain serait biologiquement transmis pendant exactement sept générations.

Ces recherches ouvrent néanmoins des pistes intéressantes pour mieux comprendre comment l’histoire d’une génération peut parfois continuer à avoir des répercussions sur les suivantes.

Comment reconnaître
une mémoire familiale ?

Il n’existe pas de signe permettant d’affirmer avec certitude qu’une difficulté provient d’une mémoire familiale. Certaines situations peuvent néanmoins donner envie d’explorer son histoire et de s’interroger sur ce qui s’y répète.

Cela peut être le cas lorsque l’on observe :

  • Des schémas relationnels qui semblent se reproduire de génération en génération ;

  • Des croyances familiales très présentes autour de l’argent, du couple, du travail, de la réussite ou de la place de chacun.e ;

  • Des événements ou des parcours qui présentent certaines similitudes ;

  • Des non-dits, secrets ou événements marquants dans l’histoire familiale ;

  • Le sentiment d’occuper un rôle ou une place dont il est difficile de sortir ;

  • Certaines réactions ou peurs que l’on souhaite mieux comprendre.

Repérer une répétition ne signifie pas qu’elle constitue nécessairement un héritage transgénérationnel. L’objectif est avant tout de questionner son histoire sans chercher à tout expliquer par elle.

Comment se libérer
des mémoires familiales ?

Se libérer de mémoires familiales ne signifie pas effacer son histoire, oublier ses ancêtres ou rejeter ce qui nous a été transmis. Il s’agit plutôt de prendre conscience de certains héritages, de les remettre à leur juste place et de retrouver davantage de liberté dans ses propres choix.

Ce cheminement peut commencer simplement par l’observation. Quels schémas semblent se répéter dans ma famille ? Quelles croyances ai-je reçues ? Quels rôles chacun semble-t-il occuper ? Certains événements ont-ils particulièrement marqué l’histoire familiale ?

Reconstituer son arbre généalogique, échanger avec les membres de sa famille lorsque cela est possible, consulter des documents anciens ou simplement noter les répétitions que l’on observe peut déjà permettre de porter un regard différent sur son histoire.

Il peut également être utile d’identifier ce qui appartient au passé et ce que l’on souhaite, aujourd’hui, conserver, transformer ou ne plus reproduire. L’objectif n’est pas de chercher un responsable dans les générations précédentes, mais de retrouver sa propre place dans l’histoire familiale.

Quelques pistes
pour explorer son histoire familiale

Selon son histoire et ses besoins, différentes approches peuvent accompagner cette exploration :

  • Réaliser ou compléter son arbre généalogique ;

  • Recueillir les récits et souvenirs familiaux ;

  • Observer les croyances et expressions qui reviennent régulièrement dans la famille ;

  • Écrire ce que l’on connaît de son histoire et les répétitions que l’on remarque ;

  • Questionner la place que l’on occupe et les rôles qui semblent s’être transmis ;

  • Se faire accompagner lorsque certaines histoires ou émotions deviennent difficiles à traverser seul.e.

 

Il n’est pas nécessaire de tout connaître de ses ancêtres pour commencer ce travail de réflexion. Les zones inconnues et les silences font parfois eux-mêmes partie de l’histoire familiale.

Quelle place pour
la Désengrammation Cellulaire® ?

La Désengrammation Cellulaire® est une méthode que j’ai créée pour explorer différentes mémoires susceptibles de résonner avec une problématique rencontrée dans le présent.

Les mémoires familiales et transgénérationnelles peuvent faire partie des pistes explorées au cours de ce travail, aux côtés d’autres dimensions abordées par la méthode.

À l’aide notamment du pendule et de supports propres à la Désengrammation Cellulaire®, la démarche consiste à rechercher les informations qui émergent autour de la problématique travaillée, puis à effectuer un travail de désengrammation selon le protocole de la méthode.

Cette approche ne cherche pas à réécrire l’histoire familiale ni à établir avec certitude l’origine d’une difficulté. Elle propose un cadre d’exploration complémentaire, dans lequel chacun.e reste libre de son ressenti et de son interprétation.

À retenir

Se libérer d’un héritage familial ne signifie pas se couper de sa famille. Il peut s’agir, au contraire, de reconnaître son histoire tout en se donnant la possibilité de ne pas reproduire ce qui ne nous correspond plus.

Peut-on vraiment effacer
une mémoire familiale ?

Parler de « libération » ne signifie pas nécessairement effacer une mémoire ou faire disparaître l’histoire qui l’accompagne. Notre histoire familiale fait partie de ce qui nous a construits, avec ses ressources comme avec ses difficultés.

L’enjeu peut plutôt être de modifier la place que cette histoire occupe dans notre présent : prendre conscience de certains schémas, porter un autre regard sur ce qui a été transmis et se donner la possibilité de faire des choix différents.

 

Dans la Désengrammation Cellulaire®, le terme « désengrammer » est utilisé pour désigner le travail réalisé sur les informations identifiées au cours d’une séance. Il appartient au vocabulaire et au cadre propres à la méthode. Il ne s’agit donc pas d’effacer une mémoire ou un événement, mais de travailler sur la manière dont les informations identifiées résonnent dans le présent.

Faut-il connaître toute son histoire familiale ?

Non. Il est fréquent que certaines parties d’une histoire familiale restent inconnues : informations perdues, secrets, ruptures de liens, migrations, décès ou simplement absence de transmission entre les générations.

Connaître sa généalogie peut apporter des éléments intéressants, mais ce n’est pas une condition nécessaire pour s’interroger sur les schémas familiaux que l’on observe aujourd’hui. Dans le cadre de la Désengrammation Cellulaire®, le travail ne nécessite pas de reconstituer préalablement l’ensemble de son arbre généalogique.

Questions fréquentes
sur les mémoires familiales

Quelle différence
entre mémoire familiale et mémoire transgénérationnelle ?

Les termes « mémoire familiale » et « mémoire transgénérationnelle » peuvent être utilisés avec des nuances différentes selon les approches. Le terme « transgénérationnel » met généralement davantage l’accent sur ce qui semble se transmettre ou se répéter entre plusieurs générations.

Dans la Désengrammation Cellulaire®, nous ne faisons toutefois pas de distinction entre les deux : les mémoires familiales et transgénérationnelles sont abordées de la même manière dans le protocole de la méthode.

Une répétition familiale signifie-t-elle forcément qu’une mémoire a été transmise ?

Non. Une ressemblance entre deux parcours ou deux événements ne permet pas, à elle seule, d’établir l’existence d’une transmission. Ces répétitions peuvent être observées comme des pistes de réflexion, sans chercher à leur attribuer systématiquement une origine transgénérationnelle.

Peut-on travailler sur les mémoires familiales sans connaître ses ancêtres ?

Oui. L’exploration peut partir de ce que l’on connaît de son histoire, mais également des croyances, comportements, rôles ou répétitions que l’on observe dans sa famille aujourd’hui. Il n’est donc pas indispensable de disposer d’un arbre généalogique complet.

Pour approfondir

Traumatismes hérités de nos ancêtres : comment ça marche ? — Inexploré

Un article consacré aux traumatismes transgénérationnels et aux mécanismes envisagés pour comprendre comment certaines blessures peuvent avoir des répercussions sur les générations suivantes.

Se libérer des mémoires — Claire Eggermont

Publié dans Inexploré, cet article explore différentes approches autour des mémoires du corps, des transmissions familiales et de leur influence possible sur notre vécu. Une lecture complémentaire pour poursuivre la réflexion autour des mémoires.

Peut-on souffrir des tragédies vécues par nos ancêtres ? — France Culture

Une émission consacrée à la question de la transmission des traumatismes entre les générations et aux recherches qui tentent d’en comprendre les mécanismes.

Les traumatismes peuvent-ils laisser une trace biologique ? — RTS

Un reportage consacré aux recherches de l’Université de Genève sur les modifications épigénétiques observées chez des personnes ayant subi des traumatismes durant l’enfance.

Envie d'aller plus loin ?

Si vous souhaitez découvrir comment les mémoires familiales et transgénérationnelles peuvent être explorées dans le cadre de la Désengrammation Cellulaire®, vous pouvez en apprendre davantage sur la méthode et découvrir les différents accompagnements proposés.

Les mémoires familiales et transgénérationnelles sont également abordées dans le parcours de formation Praticien en Désengrammation Cellulaire®, à travers le module consacré aux lignées.

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